vendredi 3 février 2017

Top 5 Documentaires février 2017

Silence, ça pousse !
Mes années Panhard
Boxe
Les champignons
Les médicments

vendredi 20 janvier 2017

Michel Bussi

Michel Bussi, auteur de polar et politologue français de 51 ans est également professeur de géographie à l’université de Rouen. Sans faire de bruit, il est devenu l'un des écrivains les plus lus de France.
L’intrigue de la grande majorité de ses romans se déroule en Normandie, sa région de naissance, sauf pour le dernier, Le Temps est assassin, sorti en mai 2016, qui a pour décor la Corse, région d'origine de son grand-père. 
Il débute l'écriture dans les années 1990 avec un premier roman situé à l’époque du débarquement en Normandie. Ce dernier est refusé par l’ensemble des maisons d’édition. Il rédige des nouvelles et s’attelle à l’exercice de l’écriture de scénarios, mais sans succès. Il attendra dix ans pour que l’idée d’un roman, inspiré d’un voyage à Rome au moment du pic de popularité du Da Vinci Code de Dan Brown, s’impose. Ce succès d’édition ainsi que la lecture d’une réédition de Maurice Leblanc pour le centenaire d’Arsène Lupin le poussent à se lancer dans un travail d’enquêteur. De retour à Rouen, équipé de ses cartes d’IGN, il noircit les carnets jusqu’à proposer Code Lupin en 2006. Ce premier roman sera réédité 9 fois. Plusieurs années seront nécessaires pour que ces ouvrages voient leurs ventes s’envoler. Aujourd'hui, il publie environ un livre tous les ans. Ses romans, qui rencontrent un grand succès international, sont traduits dans 31 pays et les droits de plusieurs d’entre eux ont été vendus pour le cinéma et la télévision.


Mon coup de cœur : Les nymphéas noirs

L’action se déroule à Giverny, petit village tranquille où le peintre Claude Monet avait élu domicile. 
Au cœur de l’intrigue :
  • Trois femmes : Une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante, et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit tout et sait tout. 
  • Un meurtre : le cadavre d’un homme retrouvé dans la rivière. 
  • Un tableau secrètement gardé : Les nymphéas noirs et puis bien sûr une passion dévastatrice.
Tout ceci avec une écriture fluide. Je me suis laissée balader du début à la fin sans rien voir du dénouement. Une belle intrigue !
C’est aussi une balade magnifique dans un paysage merveilleux avec des personnages tellement vivants que j'ai eu l’impression d’être avec eux dans le jardin.

Aimant la peinture et la nature, j’ai apprécié la façon dont l’auteur tisse son œuvre, avec une association de faits réels pertinents et fictifs. Le tout sur fond de toile troublante où le tableau éclot à la fin à la surprise de chacun.
Un thriller que je relirai avec plaisir et une envie profonde d’aller faire un tour du côté de Giverny. Et, avant tout, un livre populaire pour un moment de détente.



A découvrir à la Médiathèque :


Nadège (en stage à la Médiathèque)

vendredi 6 janvier 2017

Yeruldelgger de Ian Manook


Quand on vous dit Mongolie, vous pensez à la steppe, au thé au lait fermenté, aux yourtes et aux visages des nomades ridés par le vent et le soleil ?

Vous trouverez tout cela dans le polar mongol de Ian Manook.
Mais vous découvrirez aussi des choses beaucoup moins plaisantes. Comme, par exemple, la dépouille d'une fillette de quatre ans, enterrée avec son tricycle dans cette steppe immense qui fait tant rêver les occidentaux.
Ou les corps pendus de trois prostituées mongoles, ainsi que les restes (oui, j'ai bien dit les restes) de chinois venus à la capitale, Oulan Bator, pour affaires.

Yeruldelgger est commissaire à Oulan Bator, ville qu'il sillonne de long en large, au gré de ses enquêtes. Solitaire, abîmé par la vie, bourru juste ce qu'il faut, et rusé comme un renard, il fait un personnage de commissaire idéal.
Entouré de ses fidèles disciples : Oyun, son adjointe sans peur et sans reproche, Solongo, médecin légiste et amante du commissaire, et Gantulga, un jeune garçon vivant dans les égouts qui rejoint l'équipe en cours de route, il mène son enquête tambour battant. 

Ian Manook de son vrai non, Patrick Manoukian, a un parcours d'écrivain assez extraordinaire. Jugez plutôt : pendant des années, il écrit plusieurs manuscrits, souvent non terminés, que sa fille cadette découvre au fur et à mesure. Mais un jour, elle refuse de continuer à le lire tant qu'il ne serait pas édité. Par défi, il se fixe un programme d'écriture plus qu'ambitieux : deux livres par an, dans des genres différents à chaque fois. Il publie ainsi en 2012 Le Temps du Voyage, petite causerie sur la nonchalance, et Les Bertignac, roman jeunesse qui obtient le prix Gulli. En 2013, il écrit Un roman brésilien, non encore édité, et enfin, Yeruldelgger,

Il n'avait pas prévu de décliner les aventures du commissaire mongol mais devant le succès rencontré (prix Quai du Polar/20 minutes, prix des lecteurs de Notre Temps, Grand prix des Lectrices ELLE et sélectionné par le prix SNCF du Polar), il publie une suite, Les temps sauvages, et un troisième tome, La mort nomade, qui vient de sortir.


Yeruldelgger appartient à cette lignée de polars que l'on dévore tout autant pour les retournements de l'enquête que pour la découverte d'un pays et d'une société. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si Ian Manook est souvent comparé aux auteurs nordiques qu'ils soient islandais (Arnaldur Indridason) ou suédois (Lackberg, Larsson, Mankell, etc.).

Pour ma part, j'ai découvert une Mongolie bien éloignée de l'image d'Epinal. Un pays raciste, pris en étau entre ses traditions et ses rituels séculaireset un capitalisme florissant mais destructeur, à l'image des paysans qui quittent les steppes pour installer leurs yourtes en bordure de la capitale, le long des autoroutes.

Bref, contrairement à l'auteur qui, dans un billet plein d'humour, nous énumère dix raisons de ne pas lire Yeruldelgger, je ne peux quant à moi, que vous conseiller de vous plonger au plus vite dans ses romans palpitants !






Cécile

vendredi 25 novembre 2016

Jean-Marie Chevrier

Jean-Marie Chevrier, dentiste de son état, vit en Creuse, mène une double carrière et a publié une huitaine de romans, dont Le dernier des Baptiste, sorti fin mars 2016 chez Albin Michel. 

Dans cet ouvrage, comme dans plusieurs des précédents, l’action se situe dans la Creuse, en Haute-Vienne, et aussi un peu à Vichy. Pas de date pour situer l’action, mais seulement une époque où l’on voit les petites propriétés agricoles disparaître au profit de très grandes exploitations.

Le héros de ce roman "agricole" est Baptiste, 50 ans à peu près, célibataire, vivant avec sa mère Louise (80 ans) qui est veuve. Baptiste est donc un paysan, propriétaire de 32 hectares, 18 vaches, 2 cochons, 1 jument et des abeilles. Il a une passion pour ses quelques ruches. La basse-cour est l’affaire de sa mère.

Baptiste, au début du roman va avoir un accident avec son tracteur, et sera amputé d’un bras. A son retour à la ferme, les problèmes commencent : comment continuer à exploiter les terres avec un bras en moins ? Il faut vendre le cheptel. Des voisins, exploitant des terres immenses rachetées à d’autres petits paysans, à grand renfort de crédits, vont se porter acquéreurs, et au fil de sombres tractations, faire leur propre prix. L’homme commence par perdre son bras, puis ses bêtes, et enfin ses terrains…

Louise s’inquiète de l’avenir de son fils, et veut le marier. Des sorties au bal, des voyages organisés (dont un à Vichy), vont servir de prétextes pour rencontrer des femmes potentielles… Il est timide, Baptiste, et ne sait pas comment s’y prendre avec les femmes. A cette époque, les femmes ne veulent plus vraiment de mariages arrangés entre les familles pour l’agrandissement des propriétés, et l’affaire se révèle très difficile, même une mère célibataire vivant à Limoges, ne cédera pas aux avances de Baptiste. Les sentiments sont souvent relayés au second plan. Mais durant une bonne partie de sa vie, Baptiste regrettera les quelques petites histoires sentimentales qu’il a connues.

Heureusement, il ne perd pas espoir, et se découvre une passion et un rêve un peu fou, de quoi lui donner la force et l’envie de continuer à vivre et un but à ses journées.
La fin du roman est plus que surprenante.

Ce roman montre une réalité criante de la désertification des campagnes, et une dure réalité de la vie du monde paysan, monde moribond ou même déjà mort.

Jean Marie Chevrier fait une fine analyse, très réaliste, grave et légère à la fois, avec des situations comiques par moments, du monde agricole.
L’auteur garde tout au long du roman une grande humanité envers ses personnages.

Autres titres de cet auteur : 

vendredi 4 novembre 2016

Les éditions Gallmeister

La passion pour la pêche à la truite peut vous mener à l’édition. Vous en doutez ? Alors penchons-nous  sur l’excellente maison d’édition Gallmeister, histoire de vous faire changer d’avis. 

Amoureux de cette discipline, c’est en découvrant Traité du zen et de l’art de la pêche à la mouche de John Gierac, qu’Oliver Gallmeister  constate que les livres qu’il aime ne sont pas traduits en France. Il décide alors de créer, en 2005, sa propre maison d’édition consacrée exclusivement à la littérature américaine pour remédier au problème.
Son ambition ? Faire découvrir aux lecteurs une autre Amérique : celle des grands espaces. Gallmeister introduit alors un genre littéraire nouveau en France "le Nature Writing".


L’un des premiers auteurs publiés se nomme Edward Abbey avec Le gang de la clef à molette (tout un programme). Dénonciation cinglante du monde industriel, ce livre est un hommage à la nature et un hymne à la désobéissance civile. Tout cela précédé d’une préface de Robert Redford, rien que cela.  

Gallmeister a depuis étoffé son catalogue. Venez découvrir, entre autre (il y en a tellement) Lonesome Dove de Larry Mc Murtry, extraordinaire chronique du Far West et véritable bonheur de lecture ; Lucy in the Sky de Pete Fromm sur le parcours initiatique d’une jeune fille vers sa vie d’adulte ; ou encore Wilderness de Lance Weller, premier roman prodigieux sur la violence et les horreurs qui hantent les hommes.


L’éditeur a également développé d’autres collections tels que "Americana" qui donne la parole aux romanciers plus urbains, plus politiques, dont les œuvres n’hésitent pas à bousculer l’Amérique. En témoignent Les Douze tribus d’Hattie, d'Ayana Mathis, premier roman éblouissant sur l’Amérique noire du XXe siècle. 
Mais aussi "Noire", collection de thriller où sévissent les talentueux Craig Johnson, William Tapply, ou encore Matthew McBride, auteur de Frank Sinatra dans un mixeur. Et oui, vous aurez remarqué que les titres sont toujours choisis avec soin !
En bref, les Editions Gallmeister constituent pour moi un véritable gage de qualité. Alors n’hésitez pas à en emprunter. Vous les reconnaîtrez facilement à l’emblème de la maison : une patte d’ours entouré d’un ovale blanc qui est à elle seule une promesse de voyage.

Martine

vendredi 28 octobre 2016

Top 5 Romans Octobre 2016

De Clermont-Tonnerre
Le Dernier des nôtres
J.P Dubois
La Succession
S. Liberati
California Girls
G. Faye
Petit pays
S. O'Nan
Derniers feux sur sunset